[http://dragon-des-iles.over-blog.com/5-index.html]
[./index.html]
[./mesidees.html]
[./album.html]
[./calendriers.html]
[./contact.html]
[./floraison.html]
[./symboles.html]
[./proverbes.html]
[./messages.html]
[./anniversairesmariage.html]
[./mesplantesab.html]
[./photosevasion.html]
[http://www.swisstools.net/petitesannonces.asp?id=12629]
[Web Creator] [LMSOFT]
  
  
  
  
Mes liens favoris

https://www.labanquepostale.fr/index.html

http://www.laposte.fr/particulier_4.html

http://www.ca-aquitaine.fr/

http://www.pcastuces.com/pratique/windows/xp/default.htm

http://www.pagesjaunes.fr

http://www.ameli.fr/

http://www.msa.fr/

http://www.weborama.fr/

http://www.anpe.fr/

http://www.paroles.net/

http://www.youtube.com/watch?v=P8SPeR60lRI

http://www.boostersite.com/compte.html

http://www.degrouptest.com/

Mon Site Gratuit : Informations sur vos visiteursMon Site Gratuit : Horloge Virtuelle pour site internet

Ronde des oiseaux



Sur ma main un oiseau s'est posé,
De peur qu'il ne s'envole je n'ose bouger,
Tendre bergeronnette du haut de l'arbre tu as chanté,
Qu'as-tu voulu me dire, sinon m'enchanter ?


Mésange charbonnière, princesse des campagnes,
Se dressent fièrement du haut de leur mat de cocagne Verdiers
recherchent les graines sans se presser,
Sachant qu'un rouge gorge perché en fera tomber.

Dans les branches les bourgeons en chauffant éclateront,
Eclosion des oeufs, tout là-haut, les petits pépieront.
Chantera le rossignol, dans la prairie fleurie de la belle saison.
Jaune soleil, vert pré, cantate cristalline des oiseaux, colorisons.


Bergeronnette, fille de l'air reprends ton envol,
Tu es la messagère du beau temps,
Laisse-toi doucement porter par Eole,
Ouste l'hiver, je veux retrouver mes yeux d'enfant.


Tiens ! voici un convoi en noir et blanc,
Les pies en habit de fêtes sautillent gaiement.
Bientôt l'hiver fermera la porte, sourira le printemps.
Nouvelle saison, fermons le gris, oublions la neige simplement.


Après l'hiver

N'attendez pas de moi que je vais vous donner
Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;
La nuit meurt, l'hiver fuit ; maintenant la lumière,
Dans les champs, dans les bois, est partout la première.
Je suis par le printemps vaguement attendri.
Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;
Je sens devant l'enfance et devant le zéphyre
Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire
;
Mai complète ma joie et s'ajoute à mes pleurs.
Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.
Accourez, la forêt chante, l'azur se dore,
Vous n'avez pas le droit d'être absents de l'aurore.
Je suis un vieux songeur et j'ai besoin de vous,
Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
Croire, remercier confusément les choses,
Vivre sans reprocher les épines aux roses,
Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.

Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !
On sent un souffle d'air vivant qui vous pénètre,
Et l'ouverture au loin d'une blanche fenêtre ;
On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
On a le doux bonheur d'être avec les oiseaux
Et de voir, sous l'abri des branches print
anières,
Ces messieurs faire avec ces dames des manières.

26 juin 1878 Victor Hugo








Passez une annonce