L’été
L’été qui doucement s’installe
fait jaunir l’herbe dans les prés,
vibrer les premières cigales
et gonfler les fruits du figuier
Souffrent les fleurs et les légumes…
il va falloir bien arroser.
La chaleur monte du bitume,
ne te promènes pas nu-pieds !
Les gens se pressent à la plage
peaux rouges et corps entassés...
Reste plutôt sous le bocage...
fais la sieste et, surtout, bois frais !
Sous le figuier
Jus sucré des figues,
eau fraîche du pot,
ombre bleue des feuilles grises,
herbe sous mon dos...
Brins d'avoine folle
dansant sur le ciel,
cris des enfants de l'école
jouant au soleil...
Chatte qui sommeille
au creux du buisson,
mouche qui vibre, immobile
au fil d'un rayon...
Cigale qui chante
sur le tronc du pin,
viens te poser, sauterelle,
au dos de ma main
Été
Quatorze heures, le ciel est lourd,
les chattes, la grise et la noire,
dorment au linge de l'armoire
et le chaton dort dans la cour...
Un flot de fourmis d'Argentine
se régale, très affairé,
d'abricots trop mûrs oubliés
sur la pile de la cuisine.
Les cigales font leur sabbat
sur les arbres, au fond du jardin,
l'air sent la poussière et le pin,
les martinets volent très bas.
Un ciel bleu, vide de nuages,
qu'un sillage blanc vient rayer,
s'étale au dessus du mûrier.
Mais, loin vers l'est, monte l'orage